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Klaus Schulze: Irrlicht (1972)

Le titre de l’album (Irrlicht : « feu follet » en allemand) est trompeur. Plutôt que de la lumière, j’y entends surtout un lent travail du noir et de l’opaque par le son. La pochette, en revanche, nous y prépare bien : cet album invite dans un autre monde, plus vaste et plus sombre que le nôtre. Klaus Schulze crée une musique planante où rien n’est préconstruit, aucun schéma rythmique ou mélodique. Tout semble fait sur le moment, suivant un temps ralenti et un espace agrandi. Le premier titre mêle une angoisse continue à des textures réconfortantes. On a le sentiment d’être plongé, seul…

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« Sur les ossements des morts »: crimes dans le brouillard

Dans un hameau des Sudètes, une série de crimes ont tous un rapport mystérieux aux animaux. Janina, professeure à la retraite passionnée d’astrologie, tente de résoudre l’énigme. Un roman prenant et porté par des personnages originaux, mais alourdi par des réflexions un peu creuses.

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« Au-delà de la mer »: tempêtes intérieures

Un pêcheur sud-américain prend la mer et emmène sur son petit bateau un adolescent apathique. Une grosse tempête les fait dériver vers le large. Seul face à l’autre et face à lui-même, chacun plonge dans une crise existentielle où le délire infiltre la réalité.

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« La brûlure »: raconter la douleur extrême

Un élagueur du centre de la France se fait piquer par une centaine de frelons asiatiques. Il s’en sort au prix d’une terrible brûlure. Avec une plume ciselée, Christophe Bataille fait le récit à la première personne d’un voyage dans la souffrance physique.

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« Vie de Rancé »: pieuses digressions

Il est curieux d’assister, au fil des digressions, à la composition de cette biographie vaguement chronologique : comme si l’auteur était assez vieux pour accueillir, avec une négligence travaillée, le lecteur dans ses coulisses.

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